lundi 19 avril 2010

S comme shopping, ou comment dépenser son argent à Auxerre

Bonjour à tous !


Le temps c'est de l'argent, alors voici quelques manières de le dépenser à Auxerre.

Quand on arrive dans une nouvelle ville, en générale, ce que l'on recherche, c'est un endroit où dormir.

Puis la faim nous mène par le bout du nez... jusque dans de jolis petits restos.


Vous avez parlé de nez ? Il faut en avoir un sensible pour sentir encore les effluves provenant de cette ancienne parfumerie.


Alors, une fois le parfum choisi, c'est de son corps que l'on prend soin.

Tellement bien même, que notre cher et tendre cherche un bouquet champêtre pour célébrer notre beauté (oui, petite envolée lyrique, et alors ? On peut rêver un peu !)

Ravi d'être auprès de sa blonde, il pousse les plaisirs en allant siroter avec elle un délicieux nectar au bar du théâtre.


Alors, ensemble, ils accordent leurs violons !

Voilà, j'espère que cela vous a plu de changer de cadre, à vos rêveries et bonne soirée !

dimanche 18 avril 2010

Coulée verte

Bonjour à tous,

Finalement, aujourd'hui, ce ne sera pas "shopping" (dimanche - fermé), mais le reportage tant attendu par les amoureux de la nature que j'ai intitulé coulée verte.

Pour débuter ce message dédié aux joies du printemps, quelques pensées auxerroises pour vous.



Des jardins de la ville à la campagne environnante, petit périple à vous rendre verts de jalousie !



Comme l'écrirait Chrétien de Troyes :

"C'était au temps qu'arbres fleurissent
Bocages feuillus, et prés verdissent,
Et les oiseaux en leur latin, doucement chantent au matin,
La joie enflamme l'univers..."

Perceval ou le roman du Graal, XIIe s.






Bonne soirée, et à demain !

samedi 17 avril 2010

Auxerre, toit du monde

Bonjour à tous,

Petit hymne d'introduction :
"Ô toi mon toit,
Ô toi mon tout mon toit,
les pa-pillons : en l'air !
et les fourmis : par terre !"...


À Auxerre, les toits viennent couronner à merveille l'architecture, et lui donner cet aspect si particulier...
Petit florilège.



Comme vous le voyez, les toits sont très pentus...
... ce qui indique qu'il pleut beaucoup et que le vent n'est pas très fort.


Nombreuses maisons sont couvertes d'un toit "brisé", avec un terrasson très incliné.


Presque partout, des lucarnes en bois animent la toiture.


Lorsque l'habitation est de plan carré ou presque, le toit à quatre versants est dit "en pavillon".



Comme dirait le mec de Mary Poppins :
"chem' cheminée, chem' cheminée, chem'chem' chérie..."
En briquette et souvent discrètement décorées aux angles, la souche des cheminées monte haut dans le ciel. Plusieurs conduits peuvent se rejoindre dans la même souche (voir photo plus bas).





Il arrive souvent que l'extrémité de la couverture, côté pignon, soit terminée par un rang de tuiles placées à la verticale, faisant peut-être office de larmier (qui redirige les gouttes d'eau pour protéger la façade).




Les tuiles sont très particulières, elles sont plates, de forme carrée. Elles participent à donner cette impression particulière. En plus, elles font souvent des jeux de couleur assez agréables.


Déclinées en écailles...


Un toit restauré où tuiles anciennes et nouvelles se côtoient.


J'ai vu plusieurs toits dont les tuiles portaient ce décor.



Et pour finir, l'apothéose... petit jeu* : repérez les caractéristiques évoquées plus haut sur cette toiture...

* jeu gratuit, sans obligation de participation, sans règlement et sans lot de consolation.

À demain pour cette histoire de point G et de shopping, mais chut ! Il ne faut pas le crier sur les toits !

mercredi 14 avril 2010

Bonjour à tous !



Comme Auxerre est une ville pleine de richesses (architecturales bien entendu), et que


chaque pièce est unique,
voici un petit reportage sur l'architecture bancaire à Auxerre (très bref, mais - c'est le cas de le dire - édifiant) ... Alors, du plus récent au plus ancien, panorama :


Un appareil formant des lignes horizontales avec un soubassement très épais pour assoir l'édifice : une banque bien ancrée dans son paysage, une relation aux bases solides... Deux colonnes de part et d'autre pour élancer l'entrée : le LCL vous tire vers le haut, mais aussi LCL (première banque à se mondialiser) choisit une identité internationale et très ancienne rappelant l'antiquité... enfin, deux cornes d'abondance décorant son tympan, cela se passe de commentaires. Au final, un bâtiment éclectique plutôt raté, ou tout est trop visible, et qui est loin de la divine proportion...



Tiens tiens, chez la caisse d'épargne et la société générale, on retrouve une assise bien marquée, le néo-classicisme en vogue... le truc en plus ? Leur nom taillé dans la pierre ! Ces bâtiment début 20e partagent encore une caractéristique, un décor sculpté assez laid, taillé en série et sans doute commandé "sur catalogue"



La banque Kolb (filiale de Courtois ?) a choisi le charme discret d'un bâtiment moderne pour s'établir. Une banque qui se présente comme classique, très ouverte (beaucoup de fenêtres collées les unes aux autres). Rien ne fait penser que c'était la destination d'origine du bâtiment (sans doute commerce en bas et habitation dans les étages), cependant, l'entreprise a tout de même choisi le bâtiment pour s'y installer.



Enfin, le crédit agricole avec bâtiment qui colle à sa marque, ce qui aurait sans doute déplu à Cadet Roussel (cf précédents messages pour les non assidus du blog).

Comme quoi, le choix du bâtiment est rarement innocent, surtout pour des établissements auxquels on est censés donner notre confiance "pour toute une vie" (ou presque).

Un petit détail qui vous fera sûrement sourire : tous ces établissements sont SUR LA MÊME PLACE D'AUXERRE ... ce qui renforce les similitudes et les contrastes !


Pour finir, un petit panneau sculpté qui n'a rien à voir (porte de St Étienne) : Eve naissant de la côte ou du côté d'Adam. Je suis rarement attendrie par la sculpture gothique, mais là, c'est assez charmant. Le pauvre à l'air fatigué et complètement abandonné. Il est nu, et son buste a une anatomie assez bien évoquée (d'ailleurs il est pas mal foutu) par contre, il n'est pas très bien fourni par ailleurs... Eve est (pour ce qu'on peut en voir) beaucoup plus petite que lui, mais assez bien représentée aussi. Au passage vous remarquerez que la main créatrice (ici Dieu dans son entier) est assez détaillée, et ressemble beaucoup aux représentations contemporaines de Jésus.
À méditer ;)





C'était la minute chrétienne ; ) sur ce je vous souhaite une bonne nuit et à demain !

mardi 13 avril 2010

Mon pain quotidien

Bonjour à tous (et oui, formule répétitive, mais vous qui visitez mon blog, je vous dois bien un salut quotidien !),


Avant toute chose, ne vous méprenez pas, toutes les photos ont été prises ce week end, et témoignent d'un ciel dégagé et ensoleillé qui a malheureusement laissé place à un crachin continu, signe que je pourrai bientôt vous faire le reportage promis sur la "coulée verte"... (les fidèles du blogs comprendrons, et pour les autres, il faut lire les messages précédents).

Aujourd'hui, ça ne mange pas de pain, je vais vous retracer une partie du trajet qui me mène de ma studette au CEM, du CEM à la cathédrale St Étienne - où j'ai pas mal de pain sur la planche en ce moment - puis de la cathédrale à la cantine, où m'attend mon pain quotidien.


Saut du lit (au passage, petite visite de ma "studette")...



Je check mes mails (que d'anglicismes !)...



Je bois le thé en mangeant des petits gâteaux (vous êtes bien contents de le savoir, hein ? C'est fou ce que l'on peut manifester un intérêt curieux pour la vie quotidienne des autres ;-) )




À peine arrivée au Centre d'Études Médiévales, il faut mettre les voiles vers la cathédrales, les mains pleines de papiers en tous genres. On passe alors devant l'atelier du doreur de la rue Cochois qui n'est pour ainsi dire, jamais ouvert.



Toujours dans la même rue, un bon tuyau : pour une bouchée de pain, vous pourrez passer un coup de fil ici.



Maison de François de Dinteville, évêque d'Auxerre de 1530 à 1551. Cette date marque d'ailleurs le terminus ante quem de la construction du portail de cette demeure.



Et oui, ce trajet est long comme un jour sans pain... alors, pour vous un peu d'eau fraîche (je vous laisse le soin de trouver l'amour).



Devant la cathédrale, ce joli palais épiscopal (y'en a qui s'en font pas : la préfecture y a élu demeure, et les Monuments Historiques financent d'ailleurs une grande campagne de travaux de réhabilitation...).



Nous voilà (enfin) arrivés à destination : la cantine (ancienne école communale des garçons), et comme vous vous en rendez compte, on y entre pas comme dans un moulin.

Fini pour aujourd'hui, mais je n'ai pas mangé tout mon pain blanc, alors à demain pour de nouvelles aventures (promis, il y aura quelque chose de plus original). Et pour ce soir, je vous souhaite ... du pain et des jeux !